• Quelques flocons et tout se complique.

    Quelques flocons et tout se complique

    C'était en décembre 2009

    La météo a annoncé quelques flocons en Ile de France au cours de la nuit de mercredi à jeudi. Mes volets sont restés entrouverts pour m’assurer que je pourrais bien prendre la route en direction de Roissy Charles de Gaulle le matin. En effet, l’avion de la Thaï Airways décolle à 13 h 30, et j’ai une réservation pour ce jeudi 17 décembre 09.

    Très tôt le matin, je suis réveillé. Tout est correct, pas un flocon, tout au plus le ciel semble un peu plus sombre et il fait froid. Mais la météo avait raison, car vers 8 heures, quelques neiges éparses tombent. Il n’y a pas vraiment de quoi s’affoler, aussi bien Alain (qui est rentré hier et va m’accompagner à l’aéroport) que moi, nous avons vu pire.

    Nous pressons un peu les derniers préparatifs et quittons l’appartement vers 8 h 30. Comme d’habitude, dés qu’un peu de pluie arrive la circulation se complique et comme la neige est mélangée à la pluie, la pagaille s’installe. Nous avons largement le temps, et je suis serein.

    Au moment de prendre l’A.86, tout est bloqué pendant quelques instants.

    Quelques flocons et tout se complique. Patience, ce n’est qu’un accrochage entre une moto et une ou deux voitures. Voilà c’est reparti, mais après cet arrêt forcé, la neige tombe plus fortement. Momo (vous connaissez MoMo) se fraye un chemin silencieusement entre les motos, les 4x4 qui se prennent pour des « chefs de bande », les voitures roulant ou trop vite ou trop lentement et les routiers qui ont depuis longtemps oublié leur devise : « les routiers sont sympa ». Les limitations de vitesse sont inconnues pour la plupart et comme je l’ai déjà écrit, cela me met en colère. Certains conducteurs sont inconscients, sous la neige qui reste au sol, avec le froid de la nuit, ne serait-ce pas glissant ?

    Encore quelques kilomètres et tout le monde est bien forcé de limiter son allure, le bouchon est là, sous nos yeux. Messieurs les 4x4, messieurs les routiers vous voilà comme MoMo, au pas. Parfois une moto  double à droite ou à gauche, au risque d’un accident  sur une chaussée maintenant toute blanche hors du passage des roues de voiture.

    Le compteur ne dépasse pas 5 parfois 10 kilomètres heures, ce n’est pas vraiment les 24 heures du Mans. Plus le temps passe, plus je me maudis : pourquoi n’ai-je pas pris le RER ? Le RER B est (un peu) en grève mais cela aurait été plus sur.

    Quelques flocons et tout se complique.

    Plus de deux heures pour parcourir les 40 km jusqu’à Roissy. Nous sommes cependant dans les temps. Néanmoins, j’ai comme un pressentiment que la galère ne va pas s’arrêter là. Attendons, nous verrons bien.

    Quelques flocons et tout se complique.

     

    Quelques flocons et tout se complique.

    Le billet confirmé, une petite halte pour le traditionnel café-croissant de départ, derniers achats de pharmacie, de presse et en route pour la douane. Un passage rapide est dorénavant mis en place avec une préinscription. Ensuite que ce soit au départ ou à l’arrivée, en glissant son passeport dans un lecteur puis un doigt sur un testeur d’empreinte, le passage est automatisé. Terminé la queue infernale devant deux douaniers débordés… En effet, je passe en quelques minutes la douane.

    Il me semble prudent d’aller immédiatement en salle d’embarquement. Le long tapis roulant qui part vers cette salle est en panne. Ce n’est pas grave, un peu de marche à pied ne peut me faire de mal.

     Quelques flocons et tout se complique.

    Au bout du tapis, je n’en crois pas mes yeux. Je n’ai jamais vu une foule pareille devant les serpentins avant de passer les détecteurs.

    Une employée explique à une voyageuse excitée qu’elle ne peut aller plus vite, il lui est impossible de faire passer 1.500 personnes en quelques minutes. Restez calme, tout ira bien dit-elle !  Les 1.500 ne sont pas tous là, mais s’ils arrivent ce sera un « carnage » ! J’apprécie ces serpentins qui empêchent les inévitables resquilleurs des files d’attente. Nous avançons lentement, comme sur la route tout à l’heure, poussant d’un pied, une valise ou un sac. J’écoute les gens parler. Ce pourrait être une autre livre des brèves de file d’attente !... Parfois drôle, parfois stupide. J’en retiendrais une (entre autre) : Trois hommes et une femme vont rater leur correspondance pour les vacances. L’un d’entre eux qui « connait bien la Loi » explique doctement à la jeune femme qu’elle pourra demandée "d’énooormes indemnités" pour ce retard. Mais, répond elle, je pars en vacances. Cela ne fait rien, tu inventes un contrat perdu à cause de la compagnie. Elle reste dubitative puis lui demande combien elle peut demander, rajoute que la compagnie va exiger des justificatifs. Sans doute riposte l’expert en indemnités, si tu demandes 20.000 €uros mais si tu demandes 200 ou 300 peut-être pas !  J’ai envie de rire et tourne la tête un instant. Les énooormes indemnités ont fondues comme neige au soleil…. Balivernes et bagout. Quelle profession pourrait exercer ce Monsieur ?....

    L’une des causes de ce monde anormalement important dans ces salles d’embarquement serait que l’Airbus A 380 de Singapore AirLine a eu quelques problèmes la veille et a du revenir à Roissy. I

    ll était au parking tout à l’heure.

    Dans ces moments là, en général, et c’est le cas aujourd’hui, ma tension ne monte pas, la colère non plus, j’accepte avec philosophie la situation. Ma curiosité l’emporte sur les contrariétés. J’observe et j’écoute…. C’est assez souvent... intéressant !!

    Quelques flocons et tout se complique.

     

    Quelques flocons et tout se complique.

     

    Quelques flocons et tout se complique.

    Vers 14 h 30, nous sommes invités à monter à bord. Cependant l’attente continue. Quelques annonces du Commandant de Bord nous invitent à patienter car les départs sont tous retardés. J’imagine le bazar dans l’organisation de l’aéroport. Puis nous roulons un peu, lentement, stop encore. C’est comme sur la route ce matin…. Lorsque nous parvenons au secteur de dégivrage de l’avion (dont les hublots sont totalement gelés) il est 17 heures, et nous décollons à 18 heures. Malgré les 4 h 30 de retard sur l’heure normale du vol, je suis heureux.

    Je ne sais si j’avais prévu ces péripéties, mais cette fois ci, je n’ai pas réservé de taxi pour mon arrivée à 6 h 30 (heure de Bangkok) minuit trente en France. Heureusement, le pauvre aurait perdu sa journée, car le retard est trop important pour être rattrapé.

    Le vol se passe sans problème, parfois un peu secoué, mais rien que de très normal. Il est 10 h 30 locale, c'est-à-dire 4 h 30 du matin à Paris lorsque l’avion se pose à l’aéroport de SUVARNABHUMI de Bangkok.

    Nouveau passage en douane, vérification des dates notées sur mon passeport   avec le visa, et je rejoins l’espace des bus porte n° 8.

    Quelques flocons et tout se complique.

     

    Quelques flocons et tout se complique.

    Le bus de 11 heures pour Pattaya Jomtien est encore là, mais il est complet (car ici, contrairement aux bus omnibus locaux les places assises seules sont disponibles).

    Quelques flocons et tout se complique.

    Je dois attendre celui de 13 heures tout en regardant les touristes et, parfois, leur drôle de dégaine pour certains, les Thaïlandais passagers et ceux qui travaillent à l’aéroport.

    Deux heures passent bien vite, mais il est temps que je monte dans le bus car j’ai les yeux qui ne veulent plus restés ouverts. 13 h 15 départ du bus. Je m’endors aussitôt.

    Nous arrivons à Jomtien à 15 heures > [9 heures du matin en France]. Je quittais hier à 8 h 30 l’appartement, c’est donc un voyage de 24 heures de porte à porte.

    Quelques flocons et tout se complique.

     

    Texte publié sur Overblog

    en décembre 2009.

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    Lundi 19 Décembre 2016 à 00:39

    Je me souviens avoir lu tes péripéties de voyage, tu as du dormir 24 h d'affilée pour rattraper ton retard.

    Bisous bonne semaine

      • Lundi 19 Décembre 2016 à 20:23

        Non, je ne crois pas... Dans ce sens, Paris > Thaïlande, je n'étais pas trop fatigué. Le retour a toujours été plus difficile... C'est bizarre n'est-ce pas ?...

        Je vais de temps à autre remettre en souvenir des articles déjà parus sur Overblog...

        Je souhaite à toute ta famille de BONNES FÊTES, et un JOYEUX NOEL 

        Bises Anika

         

        Michel

    2
    jean-pierre. LAVAUT
    Lundi 19 Décembre 2016 à 03:48

    Momo a donc passé son séjour en gardiennage! Pauvre Momo! LOL!

      • Lundi 19 Décembre 2016 à 20:24

        Et oui.... Mais elle ne faisait pas la tête à notre retour !

        Heureusement !

        Bonnes Fêtes Jean-Pierre

        Michel

    3
    Lundi 19 Décembre 2016 à 07:45

    Bonjour Michel , voilà quel périple mais qui en valait le coups ! . Merci pour votre article sympa et bon début de semaine avec peut être un jour quelques flocons sur Paris ! . Bises , escapade , 

      • Lundi 19 Décembre 2016 à 20:25

        Il se pourrait bien que cela arrive un jour prochain. Je trouve qu'il fait très froid, mais je deviens frileux !

        Bonne soirée à vous,

        Michel

    4
    Lundi 19 Décembre 2016 à 08:38

    Qui dira la dure vie de ceux qui font du porte-à-porte ?

      • Lundi 19 Décembre 2016 à 20:26

        Mais... Ils marchent pour se réchauffer  happy

        Bonne soirée !

    5
    Lundi 19 Décembre 2016 à 13:58

    ...que de péripéties mais fort heureusement, tu es bien arrivé!

    Bises de Mireille du sablon

      • Lundi 19 Décembre 2016 à 20:28

        Et oui.... pour raconter ces péripéties qui ne m'ont -malgré tout- pas trop contrarié. 

        Lorsque l'on part en vacances, tout va bien !

        Joyeux Noël 

        Bises Mireille

        Michel

    6
    Jean-Marc
    Lundi 19 Décembre 2016 à 19:51

    L'histoire ne dit pas si Alain était de retour à l'appartement avant que tu arrives à Bangkokno!

      • Lundi 19 Décembre 2016 à 20:30

        En voilà une question qu'elle est bonne ....

        S'il avait tant tardé, j'en aurait entendu parlé. Donc OUI il est rentré rapidement...

        A toute ta famille, je souhaite de très bonnes fêtes de fin d'année.

        J O Y E U X   N O E L

        Michel

    7
    BASTIDE GHISLAINE
    Mardi 20 Décembre 2016 à 10:19

    QUEL TEXTE QUELLES PHOTOS  QUE DE VOYAGEURS

                             GHISLAIN

      • Mardi 20 Décembre 2016 à 19:31

        C'était un voyage différent !...

        Mais tout s'est bien passé avec retard c'est tout.

        Merci Ghislaine, bonne soirée.

        Michel

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