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    Voyage en Karaoké

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    Décembre 2006 - Ayant demandé un Taxi pour me conduire de Pattaya à l'ancien aéroport de Bangkok, c’est une très vieille et très grande VOLVO qui est venu me chercher.

    Le chauffeur, un mètre 45 dans un pantacourt qui aurait pu être un short pour certains d’entre nous ressemblait étrangement a un Sud-Américain Colombien ou Bolivien...

    J’avais l’impression d’être un chef de cartel tant il y avait d’espace dans cette voiture !  Véhicule réaménagé au demeurant, puisque le rétroviseur intérieur avait été supprimé pour mettre en lieu et place un écran 20 cm x 15 cm pour visualiser les DVD. Un autre écran était installé sur la face arrière de l’appui tête passager avant – Ecran de 15 x 13 cm environ.

    Nous quittons Pattaya vers 18 h 30 avec une circulation assez invraisemblable … C’est devenu quotidien maintenant. L’énorme palace roulant se faufile à droite, à gauche, à droite, à gauche. Quelques coups de frein brutaux m’obligent à me caler profondément dans le siège arrière.

    Dès la sortie de Pattaya, mon chauffeur simili Colombien / Bolivien / Thaïlandais me demande si je veux aller aux toilettes. 

    -        Non merci ça va bien pour l’instant. !

    Il ne m’écoute pas et s’arrête à la prochaine station. En fait il fallait faire le plein de GAZ et ajouter de l'eau dans le radiateur … J’en profite pour m’asseoir à l’arrière gauche, face au petit écran DVD.

    Nous repartons au milieu des embouteillages. Le chauffeur me propose à boire … et oui un réfrigérateur est installé entre les deux sièges avant.

    Il en profite pour boire un coca et ensuite se contorsionne pour atteindre une série de DVD, regarde d’un œil la route, de l’autre les DVD, fait un choix, et se met à astiquer précieusement la face lecture du DVD… toujours en conduisant d’un œil et en regardant de l’autre le DVD.

    Il intègre le DVD dans le lecteur, règle tous le système avec quelques coups de volant et de frein car tout cela est forcément périlleux au milieu du trafic… mais je n’avais pas tout vu ! 

    Je ne sais où se trouvaient les hauts parleurs, mais je me trouve propulser dans une discothèque roulante avec sous mes yeux –  à la place de rétroviseur et sur la partie arrière du siège avant JACKSON pas Mickael (la sœur : JANET (je crois)

    Un show superbe, une sono d’enfer. Ce qui est sûr, on n’entendait plus trop le moteur et c’est tant mieux car le compte tour montait a son maxi, un peu comme dans une voiture que vous conduiriez au maximum en seconde !!!!

    Le chauffeur, maintenant, conduit d’un œil sur le trafic et l’autre sur JANET. Et ben, il semblait bien l’apprécier le coquin, surtout en tenue sexy et fortement déshabillée !

    Et le comble c’est quand son téléphone portable sonnait… Oui car il était capable :

    -        de conduire la voiture

    -        de regarder la Vidéo

    -        de regarder aussi le nom de celui qui l’appelait (ou de faire un numéro pour appeler).

    Tout ceci avec seulement deux yeux !!! Qui dit mieux !

    Bon, j’vais pas me mettre en colère, la voiture est grande, solide alors pas de panique.

    J’ai eu droit par 3 fois à me faire proposer d’aller aux toilettes…. En fait ma vessie n’était pas le premier intérêt… mais il fallait que le radiateur de la voiture soit rempli d’eau régulièrement …

    Un peu comme autrefois sur les routes d’Asie où quelquefois l’on mettait un coolie sur le capot du camion afin qu’il verse de l’eau régulièrement dans le radiateur. Mais nous n’avions pas de Coolie sous la main !

    Après Janet Jackson, j’ai eu droit à 2 DVD totalement Thaï en Karaoké intégral… dommage je ne sais pas lire ni chanter le Thaï … va falloir que je fasse un effort !

    Bon au bout de deux heures et demi, frigorifié par la climatisation très, très froide, les oreilles bourdonnant des chants Thaï, les yeux fatigués par la lumière du DVD…. Je commençais à avoir mal aux fesses … et nous n’étions pas encore arrivé à l’aéroport.

    Allez Michel … encore un peu de patience.

    Il ne restait plus que 3 quarts d’heure. Nous sommes arrivés vers 21 h 45 à Bangkok, sans incident ni accident.

    FALLAIT LE FAIRE NON ?

     

     

     

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  • L'histoire se déroule le 30 septembre 2009

    Une "souris" dans mon lit !

    Je vous vois l’œil malicieux !... Mais c’est bien ce que je souhaitais avec ce titre quelque peu « accrocheur » Attendez d’en connaître la suite, ce n’est pas triste.

    L'article prévu hier soir, n'a pu être publié. Il vous racontait ma journée passée avec les malades du Sida à Camillian. Afin d'illustrer mes propos, j’étais parti avec le caméscope dans l’intention de vous présenter une vidéo des locaux et de la végétation à Camillian.

    Pour cela, il faudra attendre quelques jours supplémentaires, et sans doute devrez-vous vous contenter de quelques photos car, à propos de vidéo, je viens, sans nul doute de battre le record des records pour insérer une vidéo sur YOU TUBE.

    Je reprends par le début. De retour de Camillian vers 17 heures, hier 29 septembre, le texte déjà prêt dans ma tête, je me précipite sur l’ordinateur. Je branche le caméscope, transfère les vidéos sur l'ordinateur portable et commence le travail pour réaliser une synthèse de mes prises de vues. Mise en forme, coupures, visualisation, ajout d’une musique de fond … etc. …Sur plus de quarante minutes tournées à Camillian, je termine avec un premier projet de 20 minutes. La présentation me plait bien, mais c’est un peu trop long pour être insérer dans le blog. Je recommence, je coupe, je modifie et me voici avec 12 minutes.   Voyons donc ce que cela donne.

    Validation, enregistrement, me voici sur le site de YouTube pour insérer cette vidéo. Il est alors presque 20 heures. Je lance le projet. La connexion est bien lente, mais cela fonctionne tout de même. Le chiffre indiqué pour réaliser ce transfert est de 2 h 30. Cela est inquiétant, mais que puis-je faire d’autre ?

    Je vaque à d’autres occupations, revenant de temps à autre pour vérifier ce travail. Mon inquiétude grandit beaucoup plus vite que le transfert, jusqu’au moment où je constate que la ligne de transfert est rouge/orangé ….

    « Votre vidéo n’a pu être enregistrée, une erreur inconnue... bla bla bla…. ». 

    Ben v’la aut’chose ! Je t’en foutrai moi des erreurs inconnues !...

    Je grogne, je peste, mais cela ne change rien. Peut-être, cette vidéo est-elle encore trop volumineuse ! Je recoupe, je rafistole, je modifie encore quelques prises de vues.

    Me voici maintenant à 6 minutes. Il va falloir que je m’arrête là,  sinon, il ne restera plus que …. le titre. Bien entendu, il faut valider lors de chaque modification, pour pouvoir transférer ensuite cette présentation sur YouTube….  Ce que je fais.

    Nouvel essai de transfert qui se terminera comme le précédent…. NUL !!

    Têtu comme un âne, je recommence, en utilisant cette fois Mozilla Firefox au lieu de Google Chrome.  NUL ! Toujours NUL !... J’utilise encore Internet Explorer, on ne sait jamais !... WALOU !!!! BERZIGUE !!!!!

    Pas plus de chance…. Le réveil indique minuit. Ce n’est pas vrai ! Je suis sur cette vidéo depuis des heures maintenant. Chaque essai est très long, mais je ne veux pas céder. Je tourne donc légèrement l’ordinateur pour voir l’écran depuis mon oreiller, je tourne le modem pour visualiser les petites lumières vertes de mon lit et ….

    Une souris dans mon lit

    Je prends la souris (sans fil) que je dépose à côté de moi, sur le lit afin de pouvoir annuler l’écran de veille par une simple manipulation de la souris. Alors j'aperçois la barre verte indiquant le transfert de la vidéo en cours, je peux refermer les yeux, et dormir (d’un seul œil). Si la barre est rouge/orangé, le transfert s’est planté. Il me faut alors, me lever, fermer, modifier, relancer un nouveau transfert.

    Voilà, vous avez compris mon titre : « Une "souris" dans mon lit ».

    Ma foi, il faut bien rire de tout et surtout de soi, alors ne nous en privons pas !

    Vous ne me croirez peut-être pas, mais savez-vous que le matin à cinq heures, j’en étais au même point. Par contre, à ce moment-là, le sommeil m’emporta durant un peu plus de 2 heures.  Au réveil, je recommence…. Jusqu’à midi où je pars déjeuner à la plage.  Malgré ma volonté et ma pugnacité, la vidéo résistait toujours et mes résultats étaient identique = nuls.

    Vers 15 heures, je reviens, modifie encore la durée de la vidéo (plus que 4 minutes), j’ai enlevé tous les transports Taxi-moto, Taxi-collectifs, Bus. Il ne reste plus que Camillian.

    La vidéo est enregistrée dans une qualité moindre, diminuant ainsi le « poids ». La joie m’envahit, tout tourne beaucoup plus vite et plus régulièrement. Il m’est quasiment impossible de faire autre chose. Oui, je vais réussir ce coup-là.

    Comme les enfants, je fais des paris : - Si je passe 75 MO c’est bon… puis 150 MO, c’est tout bon… Nous arrivons pratiquement à la fin, plus que 2 minutes…… et alors que j’allais trépigner de bonheur, le message fatidique s’affiche !

    « Votre vidéo n’a pu être enregistrée, erreur inconnue !...

    Merci bien, je m’en suis aperçu.  Franchement, le record doit être atteint ici avec 12 ou 13 essaies pour réaliser une vidéo !

    Je viens de passer des heures à essayer de transférer une vidéo de 12 minutes, puis 6 minutes, puis 4 minutes pour un résultat NUL.

    Problème de connexion ?... Ou alors, les typhons qui tournent tout autour de la Thaïlande actuellement seraient t-ils la cause de mes « erreurs inconnues » ?...

    --------------------------

    Avec encore un peu d'obstination, j'ai - enfin - réussi à éditer la vidéo ci-dessous. Je n'en suis pas très fier, mais c'est néanmoins une présentation des locaux et la végétation.

     

     

     

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  • Comment font les fourmis pour sortir de nulle part

    et nous envahir en si peu de temps ?

    C'était en janvier 2010 en Thaïlande.

    Voici quelques jours, j’ai acheté un paquet de biscuits totalement fermé hermétiquement, en tout cas, c’est ce que je croyais ! Il est resté tel quel dans le placard au dessus du frigo dans ma chambre.

    Hier soir, petite envie d’une gâterie, j’ouvre le paquet, en déchirant l’emballage papier, je tire la boite en plastique dans laquelle sont rangés les friandises et je croque avec gourmandise dans l’un de ces biscuits en posant la boite devant moi sur la table basse.

    D’un œil distrait, je regarde TV5, une émission déjà vue en France : « Les femmes qui ont fait l’histoire à Versailles ».  L’autre œil lorgne ce qui ressemble à des petits-beurre. Que vois-je ? Des points noirs se déplacent rapidement dans la boite ?  Je me penche. Horreur, des dizaines, peut-être des centaines de fourmis cavalent, sans gêne sur mes gâteaux !

    Mais alors, je mange peut-être des fourmis, pouah !!! 

    Je cours cracher dans les WC ce que je dégustais quelques instants auparavant.

    En prenant la boite, j’observe ces demoiselles galopeuses. Comment cette invasion est possible en si peu de temps ? Étaient elles depuis plusieurs jours dans la place ? Il est impossible que les gâteaux secs soient infestés par ces bestioles minuscules !

    Entre deux doigts, je prends un biscuit, le secoue au dessus de la table. Quelques fourmis tombent, les acrobates s’accrochent, je souffle fort et libère ma propriété, enfin un gâteau "propre". Je continue l’opération et "sauve" la moitié du paquet que j’installe en lieu sur, dans une boite en fer. Ce sera mon coffre suisse … à gâteaux.

    Ce qui est conquis par les guerrières fourmis est jeté dans la poubelle. Mais d’un geste vengeur, je saupoudre le tout de ce qui tombe sous la main : un produit pour nettoyer la salle de bain. Vous vouliez des gâteaux, je vous les offre avec une crème en supplément.

    Pas trop contrarié tout de même, car nous sommes en Thaïlande, pays chaud et humide et j’aurais du prendre quelques précautions, je regarde la suite de l’émission à la télévision.

    Madame de Maintenon est à l’écran lorsque, devant un œil, quelque chose descend verticalement à toute allure. Surpris, j’enlève mes lunettes, les regarde dans tous les sens et ne voit rien. Bon, il est vrai que je vois moins bien sans lunette alors regarder les lunettes sans lunette, forcément, je ne vois pas trop bien !!!!

    Je rajuste sur le nez ces deux verres indispensables. Quelques minutes plus tard, je crois délirer, ça bouge dans tous les sens devant mes yeux. Le Paris Dakar des fourmis n’était pas prévu de passer par mes lunettes.

    En deux bonds, je suis dans la salle de bain, les lunettes passées sous l’eau du robinet. Je m’asperge la figure également. Mais j’ai l’impression que ces petites bêtes courent sur mes bras, dans mon cou…. Réalité, suggestion…..

    D’accord, vous voulez la guerre, vous l’avez. Mon tee shirt et mon caleçon sont jetés dans une bassine sous l’eau. Je fonce sous la douche, fait couler à fond les robinets et me savonne et me rince tant et tant que la Mère Denis (vous vous souvenez, "Ché ben vrai cha") en serait jalouse !....

    Ouf !  Je me sens mieux. J’ai raté la mise au rancard de Madame de Montespan au profit de Madame de Maintenant (c’est ce qu’écrivais la Marquise de Sévigné à propos de Madame de Maintenon). Ce n’est pas important, je connais la suite.

     

    Moralité :

    Tes gâteaux, tu enfermeras,

    Les fourmis, tu surveilleras.

    Dans la bouche, avant d’enfourner

    Vérifie si la nourriture est squattée !

    OU

    De gâteaux, tu te passeras.

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    en janvier 2010

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  • Quelques flocons et tout se complique

    C'était en décembre 2009

    La météo a annoncé quelques flocons en Ile de France au cours de la nuit de mercredi à jeudi. Mes volets sont restés entrouverts pour m’assurer que je pourrais bien prendre la route en direction de Roissy Charles de Gaulle le matin. En effet, l’avion de la Thaï Airways décolle à 13 h 30, et j’ai une réservation pour ce jeudi 17 décembre 09.

    Très tôt le matin, je suis réveillé. Tout est correct, pas un flocon, tout au plus le ciel semble un peu plus sombre et il fait froid. Mais la météo avait raison, car vers 8 heures, quelques neiges éparses tombent. Il n’y a pas vraiment de quoi s’affoler, aussi bien Alain (qui est rentré hier et va m’accompagner à l’aéroport) que moi, nous avons vu pire.

    Nous pressons un peu les derniers préparatifs et quittons l’appartement vers 8 h 30. Comme d’habitude, dés qu’un peu de pluie arrive la circulation se complique et comme la neige est mélangée à la pluie, la pagaille s’installe. Nous avons largement le temps, et je suis serein.

    Au moment de prendre l’A.86, tout est bloqué pendant quelques instants.

    Quelques flocons et tout se complique. Patience, ce n’est qu’un accrochage entre une moto et une ou deux voitures. Voilà c’est reparti, mais après cet arrêt forcé, la neige tombe plus fortement. Momo (vous connaissez MoMo) se fraye un chemin silencieusement entre les motos, les 4x4 qui se prennent pour des « chefs de bande », les voitures roulant ou trop vite ou trop lentement et les routiers qui ont depuis longtemps oublié leur devise : « les routiers sont sympa ». Les limitations de vitesse sont inconnues pour la plupart et comme je l’ai déjà écrit, cela me met en colère. Certains conducteurs sont inconscients, sous la neige qui reste au sol, avec le froid de la nuit, ne serait-ce pas glissant ?

    Encore quelques kilomètres et tout le monde est bien forcé de limiter son allure, le bouchon est là, sous nos yeux. Messieurs les 4x4, messieurs les routiers vous voilà comme MoMo, au pas. Parfois une moto  double à droite ou à gauche, au risque d’un accident  sur une chaussée maintenant toute blanche hors du passage des roues de voiture.

    Le compteur ne dépasse pas 5 parfois 10 kilomètres heures, ce n’est pas vraiment les 24 heures du Mans. Plus le temps passe, plus je me maudis : pourquoi n’ai-je pas pris le RER ? Le RER B est (un peu) en grève mais cela aurait été plus sur.

    Quelques flocons et tout se complique.

    Plus de deux heures pour parcourir les 40 km jusqu’à Roissy. Nous sommes cependant dans les temps. Néanmoins, j’ai comme un pressentiment que la galère ne va pas s’arrêter là. Attendons, nous verrons bien.

    Quelques flocons et tout se complique.

     

    Quelques flocons et tout se complique.

    Le billet confirmé, une petite halte pour le traditionnel café-croissant de départ, derniers achats de pharmacie, de presse et en route pour la douane. Un passage rapide est dorénavant mis en place avec une préinscription. Ensuite que ce soit au départ ou à l’arrivée, en glissant son passeport dans un lecteur puis un doigt sur un testeur d’empreinte, le passage est automatisé. Terminé la queue infernale devant deux douaniers débordés… En effet, je passe en quelques minutes la douane.

    Il me semble prudent d’aller immédiatement en salle d’embarquement. Le long tapis roulant qui part vers cette salle est en panne. Ce n’est pas grave, un peu de marche à pied ne peut me faire de mal.

     Quelques flocons et tout se complique.

    Au bout du tapis, je n’en crois pas mes yeux. Je n’ai jamais vu une foule pareille devant les serpentins avant de passer les détecteurs.

    Une employée explique à une voyageuse excitée qu’elle ne peut aller plus vite, il lui est impossible de faire passer 1.500 personnes en quelques minutes. Restez calme, tout ira bien dit-elle !  Les 1.500 ne sont pas tous là, mais s’ils arrivent ce sera un « carnage » ! J’apprécie ces serpentins qui empêchent les inévitables resquilleurs des files d’attente. Nous avançons lentement, comme sur la route tout à l’heure, poussant d’un pied, une valise ou un sac. J’écoute les gens parler. Ce pourrait être une autre livre des brèves de file d’attente !... Parfois drôle, parfois stupide. J’en retiendrais une (entre autre) : Trois hommes et une femme vont rater leur correspondance pour les vacances. L’un d’entre eux qui « connait bien la Loi » explique doctement à la jeune femme qu’elle pourra demandée "d’énooormes indemnités" pour ce retard. Mais, répond elle, je pars en vacances. Cela ne fait rien, tu inventes un contrat perdu à cause de la compagnie. Elle reste dubitative puis lui demande combien elle peut demander, rajoute que la compagnie va exiger des justificatifs. Sans doute riposte l’expert en indemnités, si tu demandes 20.000 €uros mais si tu demandes 200 ou 300 peut-être pas !  J’ai envie de rire et tourne la tête un instant. Les énooormes indemnités ont fondues comme neige au soleil…. Balivernes et bagout. Quelle profession pourrait exercer ce Monsieur ?....

    L’une des causes de ce monde anormalement important dans ces salles d’embarquement serait que l’Airbus A 380 de Singapore AirLine a eu quelques problèmes la veille et a du revenir à Roissy. I

    ll était au parking tout à l’heure.

    Dans ces moments là, en général, et c’est le cas aujourd’hui, ma tension ne monte pas, la colère non plus, j’accepte avec philosophie la situation. Ma curiosité l’emporte sur les contrariétés. J’observe et j’écoute…. C’est assez souvent... intéressant !!

    Quelques flocons et tout se complique.

     

    Quelques flocons et tout se complique.

     

    Quelques flocons et tout se complique.

    Vers 14 h 30, nous sommes invités à monter à bord. Cependant l’attente continue. Quelques annonces du Commandant de Bord nous invitent à patienter car les départs sont tous retardés. J’imagine le bazar dans l’organisation de l’aéroport. Puis nous roulons un peu, lentement, stop encore. C’est comme sur la route ce matin…. Lorsque nous parvenons au secteur de dégivrage de l’avion (dont les hublots sont totalement gelés) il est 17 heures, et nous décollons à 18 heures. Malgré les 4 h 30 de retard sur l’heure normale du vol, je suis heureux.

    Je ne sais si j’avais prévu ces péripéties, mais cette fois ci, je n’ai pas réservé de taxi pour mon arrivée à 6 h 30 (heure de Bangkok) minuit trente en France. Heureusement, le pauvre aurait perdu sa journée, car le retard est trop important pour être rattrapé.

    Le vol se passe sans problème, parfois un peu secoué, mais rien que de très normal. Il est 10 h 30 locale, c'est-à-dire 4 h 30 du matin à Paris lorsque l’avion se pose à l’aéroport de SUVARNABHUMI de Bangkok.

    Nouveau passage en douane, vérification des dates notées sur mon passeport   avec le visa, et je rejoins l’espace des bus porte n° 8.

    Quelques flocons et tout se complique.

     

    Quelques flocons et tout se complique.

    Le bus de 11 heures pour Pattaya Jomtien est encore là, mais il est complet (car ici, contrairement aux bus omnibus locaux les places assises seules sont disponibles).

    Quelques flocons et tout se complique.

    Je dois attendre celui de 13 heures tout en regardant les touristes et, parfois, leur drôle de dégaine pour certains, les Thaïlandais passagers et ceux qui travaillent à l’aéroport.

    Deux heures passent bien vite, mais il est temps que je monte dans le bus car j’ai les yeux qui ne veulent plus restés ouverts. 13 h 15 départ du bus. Je m’endors aussitôt.

    Nous arrivons à Jomtien à 15 heures > [9 heures du matin en France]. Je quittais hier à 8 h 30 l’appartement, c’est donc un voyage de 24 heures de porte à porte.

    Quelques flocons et tout se complique.

     

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    en décembre 2009.

     

     

     

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  • C'était Mardi 8 décembre 2009.

    Ce matin-là,  je passe à l’ambassade de Thaïlande pour mon visa. Ce n’est donc pas vraiment en avance que je m’installe au volant de MOMO.

    Escapade en Normandie.

    Oui Momo, c’est ce qui est écrit au centre du volant dans cette voiture de marque DAIHATSU. Petite voiture automatique dont je possède la moitié. L’autre moitié appartient à Alain. J’ai donc emprunté la moitié d’Alain car je ne peux pas vraiment rouler avec ma seule moitié… évidemment ! Quel dommage, avec une moitié, je consommerai la moitié de CO².  Y seraient vachement content nos ministres qui planchent à Copenhague (arrivant tous en limousine - seul - aux réunions !)  Et pan ... c'est dit.

    Michel arrête tes délires et regarde la route devant toi, tu arrives sur l’autoroute A13 direction DIEPPE via Rouen.

    Quelques timides rayons de soleil pourraient laisser croire que l’éclaircie durera et que le voyage sera « cool ». Optimiste mais pas très réaliste, nous sommes tout de même en décembre et très vite une pluie fine tombe et m’oblige à ralentir l’allure, nous ne sommes pas vraiment nombreux à rouler à 110 km heure (comme il est indiqué) par temps de pluie !  Mais au fait, pour la limitation de vitesse par temps de pluie, est-ce avec une pluie fine, battante, averse, orage. Mon obéissance aux règles me fait interpréter toutes les pluies….

    Les conducteurs qui me collent au train à quelques mètres du pare-choc arrière m'énervent. Qui pourrait inventer un système qui clignoterait sur la plage arrière indiquant la vitesse limitée et un texte défilant pour que ces sans gênes restent au loin ? ….

    Par exemple, « Chéri ne me prends pas dans tes bras, j’ai la grippe »

    Vous constatez que même en conduisant, le délire continue, preuve que les neurones existent encore !.

    A Dieppe, je rends visite à Jacky et Denis, des amis de plusieurs décennies, puis à un monsieur âgé, autrefois une boule de nerfs, traînant aujourd’hui sa retraite avec lassitude et désintérêt. Quel dommage !

    En fin d’après midi, je prends la route (toujours avec Momo) en direction de Fécamp. Il pleut encore plus fort que la matinée, la nuit tombe rapidement et la conduite devient difficile. La route départementale est balisée avec des bandes blanches pas toujours visibles. La pluie sur le macadam reflète les phares. La réverbération est aveuglante. Quelle galère. Pour tout vous dire, je me sens bien moins à l’aise qu’autrefois puisque c’est une route que j’ai empruntée des milliers de fois au cours des vingt années passées en Normandie. Vingt années à créer et fidéliser la clientèle de la Librairie des Ecoles….. Le nom des villages défile et chacun me rappelle des souvenirs. Bon nombre de clients sont encore présents dans ma mémoire, parfois leur visage, leur nom, leurs habitudes ou l’un ou l’autre. C’était entre 1969 et 1989… le moyen âge quoi !

    A FECAMP, je ne reconnais plus le centre ville, tant il a changé.  Je trouve néanmoins l’hôtel réservé via Internet, m’installe et téléphone à Danielle et Jean Marc (Vous vous souvenez cet incroyable départ à la retraite près d’ETRETAT) pour nous fixer rendez-vous dans un restaurant du centre ville.

    Ce restaurant « Le Bouchon » nous a conquit. Je ne bois pratiquement jamais d’alcool, mais j’ai fait une entorse à la règle en dégustant un peu de CHABLIS pour accompagner une nourriture fine et excellente.  Assez tard dans la soirée, Danielle et Jean Marc ont rejoint leur maison et moi l’Hôtel d’Angleterre presque en bord de mer.

     

    Mercredi 9 décembre 2009

    En route Momo, nous nous dirigeons vers TROUVILLE SUR MER en empruntant le Pont de Normandie  Il n’existait pas lorsque je travaillais dans cette région.

    La pluie me souhaite le bonjour sous un ciel si bas que je n’ose tendre les bras ! J’ai l’impression de revenir en arrière. Autrefois, la pluie m’aimait beaucoup puisque, assez souvent, des jours durant, elle ne me quittait pas. Et croyez-moi, elle est fidèle, car elle est encore là aujourd’hui. Des jours entiers où, entre deux clients, d’une école à l’autre, d’une mairie à une autre, d’un village à un autre, je ne quittais pas mon imperméable. Mais, oserais-je vous dire : j’avais appris à «aimer» ce temps normand. Enfin, plus précisément, c’était aimer ou devenir « neuneu » donc j’avais décidé que j’aimais la pluie.

    Vers le début de matinée, en pays de Caux, l’Horizon se distingue à peine, tout se confond, le ciel, la terre, les ombres.  Je stoppe Momo pour prendre ce cliché :

    Escapade en Normandie. 

    Encore des villages, encore des noms et quelques pensées pour ces clients. Un peu de nostalgie d’une époque où le service aux clients, la courtoisie étaient une règle. Ici, je traverse le village, fait le détour pour passer devant la Mairie-Ecole. Je me souviens des instituteurs (c’était leur titre en ce temps là), de la classe au parquet ciré, des élèves en chaussons, les chaussures sous les manteaux dans le couloir, ces élèves se levant à mon entrée en classe et criant, presque en chantant : « Bonjour Monsieur ». Je revois encore, la date au tableau noir, et la phrase de morale du jour !  J’ai dit plus haut, c’était le moyen âge. Oui le moyen âge par rapport à aujourd’hui mais ce n’était pourtant que les années 70-80.

     .......

    Nous voici maintenant en approche du Pont de Normandie.

     

    Escapade en Normandie.

     

    Escapade en Normandie.

     

    Au lieu de prendre la route principale pour continuer vers Trouville sur mer, je tourne après le pont à droite et arrive très vite à Honfleur décoré pour les fêtes de fin d'année.

    Un petit café me réconforte, quelques photos, pour le blog et un peu de marche le long du port avant de repartir vers ma destination.

    Momo n’a pas pris de café, je lui ai donnée peu avant plusieurs litres de Sans Plomb 95 E10, elle adore !

    Escapade en Normandie.

     

    Escapade en Normandie.

     

    Escapade en Normandie.

     

    Escapade en Normandie.

      

    Escapade en Normandie.

      

    Escapade en Normandie.

     

    Escapade en Normandie.

     

    Pile à l’heure, je sonne chez Marie-Thérèse et Jean François à Trouville.

    Encore un moment délicieux, un repas partagé, des souvenirs rappelés, un temps trop vite passé mais il faut que je ramène les deux moitiés de Momo à la maison ce soir.

    Le retour sur Paris est assez pénible, c’est drôle comme je n’aime plus la pluie lorsqu’elle n’est pas Normande. Deux accidents sur l'autoroute, pas très graves, (seulement des bisous violents de pare choc) provoquent néanmoins de beaux embouteillages et me retardent. Il me faudra plus de 3 h ½ pour arriver à Paris.

    Malgré la fatigue de cette courte escapade, je suis très heureux de ces visites en Normandie. 

     

    Je ne suis pas originaire de Normandie, mais 20 ans de travail dans cette région ne peuvent s'oublier.

     

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